Archives départementales de Saône-et-Loire
Département de Saône-et-Loire
Pierre Ferrier et Le Creusot

Pierre Ferrier et Le Creusot

Pierre Ferrier (1872-1945) en famille

Qui était Pierre Ferrier ?

Pierre Ferrier est né le 6 septembre 1872, en Alsace annexée, à Saverne, ville natale de sa mère.
Il a également des racines en Saône-et-Loire : sa famille paternelle est originaire du Miroir (en Bresse).

Il vit à Saverne jusqu’en 1881. On le retrouve en Saône-et-Loire au moment de son service militaire.
Sa fiche matricule militaire

Employé de bureau, il travaille à la Trésorerie générale et à l’Economat des Hospices de Mâcon avant d’être nommé, en 1895, employé de l’état-civil à la Ville de Mâcon.
En 1900, il devient secrétaire en chef de la mairie de Mâcon,
puis secrétaire en chef de la mairie du Creusot en 1911 ; il y exerce jusqu’à la fin de la première Guerre Mondiale.

Il démissionne en 1919 et part pour Audun-le-Tiche (Moselle), où il devient secrétaire de la Direction de la Société minière des Terres Rouges.
Il y termine sa carrière.

Au moment de la retraite, il part pour Saverne, où il reste jusqu’en 1940. 
Il termine sa vie à Nancy, où il décède le 27 avril 1945.

 

 

 

Pierre Ferrier et sa femme, Louise Mottard, dans les années 1930.
Debout derrière eux, leur fils Marc et leur fille Yvonne. C’est sans doute leur fils Albert qui prend la photographie.
(Collection Famille Ferrier)

 



Un homme cultivé

Un homme cultivé

Ephémérides du Creusot (1793-1853)

C’est un homme cultivé, qui a été membre associé de l’Académie de Mâcon de 1916 à 1935. 
Si l’on connaît, au Creusot, le fascicule qu’il avait publié en 1919, « Ephémérides municipales, 1793-1853 »,
on sait moins qu’il est l’auteur d’un document intitulé « A tous les Français, aimons l’Alsace-Lorraine ».
Publiée en 1917 par l’Union amicale et mutuelle des Alsaciens-Lorrains du Creusot (lien vers image : M3311_Union),
cette brochure, à connotation patriotique, visait à resserrer les liens entre Français et Alsaciens-Lorrains.


Il a également présenté, à la séance du 7 février 1923 de l’Académie de Mâcon, une communication sur les Français d’Alsace-Lorraine, leurs années d’occupation allemande, son expérience personnelle dans cette région où il est retourné après 1918 : « Echos de Lorraine », a été publié dans le volume de 1922-1923 des Annales de l’Académie de Mâcon (lien vers image : Ferrier Echos de Lorraine).

Enfin, dans les années 1930, avec son fils Marc, pharmacien, il a écrit un ouvrage sur les champignons « Les Champignons que chacun doit connaître ».

A tous les Français, aimons l’Alsace-LorraineEchos de Lorraine

Chroniqueur du Creusot 1914-1918

Chroniqueur du Creusot 1914-1918

Livret 1914-1915 page 1

Les quatre livrets qui forment cette chronique du Creusot pendant la Première Guerre Mondiale ont été rédigées à chaque fois à la fin de la période concernée, sans doute à partir de notes prises par Ferrier et consciencieusement classées.

Il semble que le secrétaire de la mairie du Creusot ait répondu à une circulaire préfectorale, « dont il ne trouve plus trace ». Mais il en avait peut-être été informé par le sous-préfet, qui était venu au Creusot – comme dans d’autres communes de la circonscription – au tout début de la guerre. Ou bien s’agissait-il de la demande du Ministère de l’Instruction publique, citée dans les Annales de l’Académie de Mâcon, sur des statistiques économiques pendant la période de la guerre.

Toujours est-il que les Archives départementales de Saône-et-Loire, en la personne de Léonce Lex, archiviste départemental depuis 1885, conservateur des archives et de la bibliothèque de Mâcon, et président de l’Académie de Mâcon, ont jugé utile de conserver dans ses fonds les textes écrits par Pierre Ferrier.

Si ce texte répond à une demande de rapport administratif, il ressemble plutôt à un texte littéraire.
On y trouve, comme Pierre Ferrier l’écrit à Léonce Lex, quelques petits faits locaux, quelques impressions personnelles.

Ces descriptions détaillées de la situation du Creusot sont accompagnées de leçons de morale, d’invitations au patriotisme, d’allusions à l’Alsace-Lorraine, de critiques et d’éloges de la population creusotine de ces années de guerre.

Les envolées lyriques sont nombreuses ; Ferrier utilise le registre pathétique, propre à susciter l’émotion du lecteur. Il emploie pour cela de nombreuses figures de style, en particulier des anaphores, qui donnent, par leur effet d’accumulation, un rythme au texte, des gradations (énumération de termes ordonnés selon une progression ascendante), des apostrophes, des phrases interrogatives répétées, des oppositions…

Donner, donner, donner, telle était la devise de chacun quand on pressentait que par ailleurs les soldats allaient tant donner

Extraits dans les images du monopage (QUELQUES EXEMPLES : R295 pièce 1, pages 1, 10, 12,18 ; pièce 2, pages 2, 7, 8, 31 ; pièce 3, pages 1, 11)

Lien vers le fonds sériel vers les pages exemples

Au début de la guerre

La deuxième année de guerre

La troisième année de guerre

Livret 1 1914-1914 p.1 Le tambour batLivret 1 1914-1915 p.10 Donner

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