Verdun-sur-le-Doubs

Verdun-sur-le-Doubs


La ligne de démarcation suit la Saône depuis Chalon-sur-Saône, puis, au confluent, elle suit le Doubs jusqu'à l'aval de Dole (Jura).

Quatre ouvrages d'art sont surveillés et contrôlés : sur la Saône, le viaduc ferroviaire de la ligne Chalon-Dole, le pont de la RN 470 entre Allerey (Chauvort) et Verdun, le pont entre Bragny et Verdun puis sur le Doubs, le pont National entre Les Bordes et Verdun.


Sur le pont National, à Verdun, une perche en bois marque la frontière, gardée par des sentinelles. Près du parapet de droite, un baraquement en bois sert à la fois de salle de fouille et de repos pour les douaniers sur lequel flotte le drapeau nazi. Des guérites s’ajoutent à la barrière comme c’est le cas aussi à Bragny ou à Chauvort.

Le pont des Bordes occupé


L’été 1940 fut particulièrement pénible pour les agriculteurs. Ils durent se résigner à conduire leur attelage à la « perche », à le confier à des agriculteurs de Verdun qui les attendaient de l’autre côté pour effectuer leurs travaux. On dut procéder de la même façon pour tout ce qui se rapportait aux usages de la vie courante, car à l’exception des services médicaux, aucun franchissement n’était permis dans les premiers temps

Témoignage de Jacqueline Farion-Ducret de la commune des Bordes, recueilli par Laurent Gourillon, dans la revue 1939-1945, Les Années Noires en Verdunois, Trois Rivières n° 45/1994


Le seul moyen pour les clandestins, démunis de laissez-passer, est de franchir les rivières, aidés par des passeurs locaux.


Un jour d'août 1940, j'allais voir ma barque au Port Lapierre, il faisait un temps magnifique, les blés, de l'autre côté du Doubs, c'est-à-dire Les Bordes, étaient très hauts (...). Tout à coup, je vois un homme émerger à mi-corps de ce champ de blé, sale, déchiré. Il m'interpelle et me dit ceci : "Monsieur, il n'y aurait pas un moyen de passer en France ?". J'ai été si surpris que je ne savais que répondre... Etait-ce un Allemand ? (...) Je n'hésitais pas longtemps et je ne le regrette pas, ce fut le premier passage d'un de mes premiers prisonniers.

Manuscrit de Georges Chevalier, dit « Bibi », écrit vers 1970


À Chauvort, sur la Saône, le 9 août 1942, le passeur Henri Bon se retrouve sous le feu allemand. Les balles l’atteignent mortellement ainsi qu’un passager, d’autres clandestins sont blessés. Dans le Verdunois, une dizaine de fugitifs périrent noyés au cours de cette sombre période.

Poste de contrôle allemand à Chauvort


Inauguration

Le 16 juin 2024, les inaugurations se poursuivent avec Verdun-sur-le-Doubs.

Discours de M. le maire de Verdun

Discours de Mme Roblot, vice-présidente du Département en charge du tourisme

Quelques membres des Combattants Volontaires de la Résistance

Lecture d’un poème par les enfants de l’école

Discours de Sébastien Joly, président des Combattants Volontaires de la Résistance

Les porte-drapeaux

Poteau et pupitre inaugurés recouverts par les colombes peintes par les enfants des écoles

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